Quel avenir pour les « Trois Fontaines » ? Un constat : il est à construire.
Cergy, l’agglomération de Cergy-Pontoise, peuvent-elles imaginer voir leur centre sans avenir ? N’y trouve-t-on pas l’hôtel d’agglomération, la préfecture, un centre
commercial régional, un lycée, une gare RER, des logements…, n’est-ce pas là les attributs d’un centre dans toute grande ville ? Donc : notre agglomération peut-elle envisager voir son
centre de vie se laisser dépouiller par les centres commerciaux qui l’environnent, hors et dans l’agglomération, sans réagir ? On peut être contre la consommation à tout va, mais qui me dira
qu’il ne se rend jamais aux « 3 Fontaines » ? Ce sera « LE » sujet de la prochaine mandature de l’agglomération de Cergy-Pontoise.
Vers un sujet compliqué, il faut partir avec des idées simples, sans être simpliste !
Un : il n’y a pas que les « 3 F ». « Cergy 3 » est un centre différent, avec des investisseurs différents. Les rues commerçantes proches sont une autre
réalité. Compte tenu de la multifonctionnalité de ce centre d’agglomération, ce projet mérite d’être appelé « Grand Centre ». Ce n’est pas qu’un projet commercial.
Deux : A l’heure du développement durable, où l’on invite à concentrer les fonctions pour éviter les déplacements inutiles, renforcer l’ensemble des fonctions de ce
« Grand Centre » est une obligation. Les fonctions d’administration doivent y être développées, pour leur service au public, pour renforcer l’attractivité générale de l’espace.
Trois : L’opération est un mélange d’actions publiques (de l’Etat et des collectivités locales), et d’actions de partenaires privés. Devant un dossier qui s’enlisait, j’ai
pris l’initiative, en juillet 2005, de relancer le sujet (avec l’accord de Dominique Lefebvre, maire de Cergy et président de l’agglomération, j’étais alors adjoint au maire de Cergy en charge de
l’urbanisme, des commerces et du développement commercial) pour amener les divers et principaux opérateurs privés à travailler ensemble. Pour qu’ils n’oublient pas, non plus, les petits commerces
du centre commercial, ainsi que ceux qui sont immédiatement à l’extérieur. Ce fut fait.
Quatre : la complexité du dossier (250 millions d’euros d’investissement, rien que pour la partie privée) a laissé la part belle dans la gestion de ce dossier aux techniciens.
Je ne m’en suis plus occupé à partir de mars 2006, le dossier devenant un dossier d’agglomération. Cela n’empêche pas quelques idées.
Les principes
Au vu de l’enjeu pour Cergy-Pontoise, et d'abord pour Cergy, il faut rechercher en permanence le plus large consensus politique sur ce sujet. Dans toutes les communes. Une
délibération à un instant « t » n’est pas un quitus sur l’ensemble du dossier, compte tenu des « sujets à tiroirs » à traîter. Cela veut dire aussi trouver les moyens pour que
les villes de Pontoise et Saint-Ouen-l’Aumône soient associées à cet ambition, et avec elles leurs acteurs économiques (commerces notamment…). Pontoise et Saint-Ouen-L’Aumône doivent donc
bénéficier de la part de l’agglomération d’une action spécifique en rapport avec la taille et l’ancienneté de leurs centres. Chacune d’elles peut avoir un développement commercial qui ne soit pas
en concurrence frontale avec le « Grand Centre », et leur permettre un essor original, adapté.
Il faut associer les représentants des commerces de TOUTES les communes de l’agglomération. La pédagogie et une action spécifique en faveur de chacun des centres commerciaux de
proximité de l’agglomération est nécessaire (Osny, Jouy, Vauréal, Cergy et son quartier d’Axe Majeur Horloge…). Cela demande une ambition commerciale à négocier avec eux dès le début des mandats
qui vont débuter en mars.
Cette ambition doit avoir une méthode : la concertation. Un supplément : la concertation. Un mot : concertation. Aux électeurs de dire quels hommes ils veulent pour
que notre centre d’agglomération ne deviennent pas une friche commerciale, rongée par la concurrence alentour. Il y a urgence, il est minuit moins cinq !
A dimanche, si vous le voulez bien.