Mardi 11 mars 2008
Là où elles étaient en bouquet de toutes les couleurs, elles ont été régulièrement gagnantes, à Gauche, au 1er tour de ces municipales. C’est l’union qui a fait la force, idée que j’avais développée avant de prendre des congés pour quelques jours. Cergy a fait exception, les roses roses y avaient fait le choix d’une liste avec le seul Parti Communiste, des personnalités indépendantes, et c’est tout. Résultat : Cergy est la seule ville de l’agglomération de Cergy-Pontoise où se tiendra un second tour, y compris parmi les cinq municipalités qui étaient déjà de Gauche avant ce scrutin. Quatre ont été reconduites dès dimanche; deux villes, Courdimanche et Jouy-le-Moutier ont été brillamment conquises sur la Droite par des listes d’union.

Encore une fois : pour qu’il y ait un accord entre deux parties, il faut que les deux le veuillent. A Cergy, faute d’accord pour le second tour, les Verts ne soutiendront pas dimanche les Socialistes et Communistes. Ce n’est pas ici que l’on distribuera les bons ou mauvais points, mais des regrets !  

Il est vrai que les résultats ont parlés. Les Verts avaient voulu défendre une liste autonome, ils sont absents du second tour. Le Modem a voulu défendre son autonomie, il est aussi absent. Que de forces de progrès social et démocratique absentes du deuxième tour. Dommage.

A Cergy, ne doit-on voir que des bouquets de roses d’une seule couleur ?

A souligner : la capacité de rebondissement des Communistes dans quelques villes où ils sont historiquement bien implantés, dont Robert Hue à Montigny-lès-Cormeilles, ou Dieppe, reconquise par le Parti Communiste, mais nous sommes-là en Seine-Maritime.

 

A tout bientôt, si vous le voulez bien !


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Mercredi 27 février 2008

Mes "1000 caractères" touchent à leur terme. Je suis absent quelques jours pour des raisons professionnelles, puis, pour des congés. Retour pour le grand jour. Le 9.

Une seule consigne : voter. La liste des listes est largement ouverte pour cela. L’abstention serait une insulte à la démocratie. Et si l'offre ne vous convient pas, le vote blanc n’en est pas une. Alors, votez ! Votez selon vos convictions, mais votez !

Ce n'était pas dans mon propos de transformer ce lieu en outil de propagande : les contacts que nous avons pour beaucoup d'entre vous, régulièrement, me le permettent déjà. Dans ce blog j'ai tout de même développé mes options. Votre lecture attentive les aura déchiffrées. Nul besoin ici de les rappeler, il me faudrait 100 000 caractères. Tout sauf cela ! 

Une certitude : notre commune est sortie de l’adolescence où la maintenait l’Etablissement Public d’Aménagement (le fameux EPA). Elle est maintenant majeure, inscrite dans un développement intercommunal, tout en devant sauvegarder ses particularités de première commune de Cergy-Pontoise, par le rayonnement, sa taille, sa population, sa diversité. Ses équilibres socioéconomiques.

La démocratie appelle un choix pour aujourd’hui, mais aussi après-demain. Au delà des convictions de l'auteur de ce blog, ces lignes auront aussi permis de démontrer qu'on peut mettre de beaux habits à toutes convictions; je m'y suis attaché, avec mes modestes moyens. Dans la liberté et le respect que mérite le débat.


Rendez-vous le 11, pour un décryptage, si vous le voulez bien.

Sinon vos commentaires sur :

patricklemoinecergy@yahoo.fr


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Mardi 26 février 2008

La « Môme Cotillard » nous en a fait la démonstration : lorsque l’on voit la vie en rose, l’or des lauriers devient accessible. D’ailleurs, à propos de roses, que n’ai je pas entendu sur mes petites roses, ci-dessus installées, dans le coin supérieur de cette page Internet.  « Fanées », « tristounettes », « pas à la hauteur de l’image que l’on doit donner du PS », bref, elles ont fait causer ces deux petits roses ! C’est bien que l’image du Parti Socialiste interpelle sérieusement ses militants. Peut-être devrait-il s’interroger plus souvent de l’image qu’il envoie de lui-même à ceux qui sont à l’extérieur de ses rangs. Peut-être…

A ses côtés figure le Parti Communiste. Que n’ont-ils pas tous deux rassemblé plus largement les forces de progrès, comme on dit. Et au delà. Ces forces qui à plus de 60% s’étaient rassemblées derrière Ségolène Royal, à Cergy, au deuxième tour de la Présidentielle. D’autres choix politiques ont été faits, pas seulement du fait du PS, d’ailleurs : lorsque des groupes politiques font, ou ne font pas le choix d’une liste commune, c’est d’abord parce que les parties sont d’accord. Ou en désaccord.

Résultat : le capital de voix de Ségolène Royal se retrouvera réparti, au soir du premier tour de la Municipale cergyssoise, sur plusieurs listes, qui embrasseront toutes les colorations de la Gauche traditionnelle, ou non traditionnelle. Le rose n’est pas qu’une couleur, c’est aussi une fleur. Les petites fleurs ci-dessus auraient peut être eu une meilleure mine si elles avaient été rapprochées de roses d’autres couleurs. Et l’ensemble plus coloré aurait fait un plus joli bouquet : celui de l’union ! Qui chacun sait fait la force. Les militants socialistes veulent croire que la « stratégie » suivie et leur programme seront gagnants.
A demain, si vous le voulez bien !


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Lundi 25 février 2008

 

Les Municipales sont-elles à la démocratie ce que les Jeux Olympiques sont au sport ? Le parallèle peut apparaître surprenant, mais mérite d’être souligné alors que les listes inscrites pour la prochaine municipale ressemblent à ces candidats qui ont en vue la ligne d'arrivée de n’importe quelle compétition sportive, qu'elles emballent le sprint final à l'heure du vote : chacune peut espérer gagner, même si certaines sont plus favorites que d’autres. Dans le sport, Pierre de Coubertin a mobilisé tout son monde en déclarant à juste titre que l’important c’est de participer. Une vision « coubertinienne » qui convient bien, aussi, aux élections puisque, des Municipales à la Présidentielle, elles sont les JO de notre démocratie.


Côté sport, qui sait d’ailleurs que les clubs de Cergy-Pontoise glanent de très belles performance, parfois sous le label de Cergy-Pontoise, parfois sous un label communal, régulièrement avec le soutien d’une commune (voire parfois de plusieurs) et de l’agglomération. Trop peu d’électeurs le savent, mais avec des hauts et des bas, le sport collectif de haut niveau a de belles performances à son actif (rugby, handball, hockey, basket…), le sport individuel aussi (natation et taekwondo, par exemple. Même si leurs deux chefs de file, Christophe Richard et Mickaël Borot, sont partis vers d’autres clubs, ils ont été formés à Cergy).


Nous sommes en plein dans la vision de Pierre de Coubertin où les milliers de pratiquants licenciés forment le soubassement d’une élite sportive locale qui rivalise avec les meilleurs, chacun à son niveau. L’élite locale devient parfois élite nationale, voire mondiale comme avec Christophe Richard et Mickaël Borot. Ainsi jusqu'aux JO !


Cette vision du sport est notre avenir (notamment pour ses implications sociales). A Cergy-Pontoise comme ailleurs.


En politique, il en va de même. Les équipes qui s’exposent au vote des électeurs ont préparé leurs programmes comme les athlètes ont sculpté leurs muscles ; des coaches se sont mis à l’œuvre, et les interrogations sur le vote à venir sont à peine moins soutenables que celles à l’instant où le starter donnera le top de départ de la finale olympique du 100m. Le favori va-t-il se prendre les pieds dans le tapis au moment du départ, avoir un claquage, être battu par un challenger. Les challengers ont-ils fait de la gonflette ? Ont-ils survendu leurs performances en ne s’affichant que dans des meetings (tiens, l’expression est valable elle aussi dans les deux cas ! ) de faible niveau. Aucun des candidats à notre Municipale ne peut (il faut l’espérer ! ) se sentir exonérer de cette légitime appréhension. C’est normal, c’est humain, le meilleur à « l’instant t » gagnera !


Demain, à la tête du sport cergyssois ou cergy-pontain il faudra un élu capable de marier ces deux visions du sport. Comme le maire élu devra incarner toute la population cergyssoise. Des plus pauvres aux plus riches, des usagers réguliers des services de la ville à ceux qui le sont moins, car la ville est une, comme le sport est un : l’élite ne peut exister que si des milliers d’enfants pratiquent assidûment le sport, pour que quelques-uns « sortent du rang ». Tous les électeurs devront demain pouvoir s’estimer représentés par le pouvoir politique qui sortira des urnes. Comme la vision du sport que développera demain l’élu qui occupera le poste d’adjoint chargé des sports ( ou le vice-président de l’agglomération en charge des sports) devra être porteuse des multiples facettes de la « vision » de Pierre Coubertin.


A demain, si vous le voulez bien.


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Dimanche 24 février 2008

On peut être « vert de rage », de « peur », mais peut-on être Vert en politique. Oui disent nos amis engagés en écologie. Doit-on prendre " parti " pour autant pour elle ? Plus précisément : est-elle un parti ? Ou une partie d'un tout. Il y a une nuance, une subtilité qui ne doit (surtout) pas conduire à ignorer cette sensibilité. Sans René Dumont (premier candidat écologiste à une élection présidentielle), Marie-Christine Blandin (première présidente d’un exécutif important : la région Nord-Pas-deCalais), et beaucoup d’autres, les préoccupations écologiques n’auraient certainement pas été prises en compte au point de devenir un des deux ou trois sujets majeurs de la dernière élection présidentielle.

Le score des Verts y a d’ailleurs démontré combien il est difficile de faire plébisciter « in situ » les idées qui ont d'abord été défendues par eux. Dans un débat national, elles peuvent avoir été reprises par d’autres partis, aux assises politiques plus solides. Plus visibles, mieux identifiées comme force de gouvernement.

Avec un risque pour les Verts : lorsque l'on veut devenir une force de gouvernement, on se " banalise", en étant contraint d'avoir un avis sur beaucoup d'autres sujets. Et l'on entre alors en " compétition " avec plus "gros que soi". Pas facile de rester un aiguillon, fut-il de pin !
Au plan local, les Verts ont la conviction que dans un scrutin local il leur est plus facile de se faire entendre car leurs propositions « collent » mieux au terrain. Ils peuvent le croire. Tout dépend là encore de la reprise des thèmes écologistes par d’autres, ou, autre exemple, de leur engagement en faveur de la démocratie locale. Reconnaissons-leur une originalité : leur engagement fort en faveur de l'intercommunalité de Cergy-Pontoise, chez eux plus que chez les autres listes.

Chacun verra midi à l’aune de sa tasse de thé (vert, bien entendu !). Lorsque l'on est vert de rage ou de peur on se colore en réaction; les Verts ont voulu nous apprendre à devenir vert en actions pour la planète, en positif. Y sont-ils parvenus, ont-ils réussi la mue de leur couleur ? Seront-ils reconnus pour ce qu'ils sont, pour leur "offre politique", disent les gens de marketing ? Ou leur score sera-t-il, une fois encore, l’illustration des forces et faiblesses des autres candidats ?
RDV le 9 mars au soir.

 

A demain, si vous le voulez bien.


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Vendredi 22 février 2008

Quel avenir pour les « Trois Fontaines » ? Un constat : il est à construire.

 

Cergy, l’agglomération de Cergy-Pontoise, peuvent-elles imaginer voir leur centre sans avenir ? N’y trouve-t-on pas l’hôtel d’agglomération, la préfecture, un centre commercial régional, un lycée, une gare RER, des logements…, n’est-ce pas là les attributs d’un centre dans toute grande ville ? Donc : notre agglomération peut-elle envisager voir son centre de vie se laisser dépouiller par les centres commerciaux qui l’environnent, hors et dans l’agglomération, sans réagir ? On peut être contre la consommation à tout va, mais qui me dira qu’il ne se rend jamais aux « 3 Fontaines » ? Ce sera « LE » sujet de la prochaine mandature de l’agglomération de Cergy-Pontoise.

 

Vers un sujet compliqué, il faut partir avec des idées simples, sans être simpliste !

 

Un : il n’y a pas que les « 3 F ». « Cergy 3 » est un centre différent, avec des investisseurs différents. Les rues commerçantes proches sont une autre réalité. Compte tenu de la multifonctionnalité de ce centre d’agglomération, ce projet mérite d’être appelé « Grand Centre ». Ce n’est pas qu’un projet commercial.

 

Deux : A l’heure du développement durable, où l’on invite à concentrer les fonctions pour éviter les déplacements inutiles, renforcer l’ensemble des fonctions de ce « Grand Centre » est une obligation. Les fonctions d’administration doivent y être développées, pour leur service au public, pour renforcer l’attractivité générale de l’espace.

 

Trois : L’opération est un mélange d’actions publiques (de l’Etat et des collectivités locales), et d’actions de partenaires privés. Devant un dossier qui s’enlisait, j’ai pris l’initiative, en juillet 2005, de relancer le sujet (avec l’accord de Dominique Lefebvre, maire de Cergy et président de l’agglomération, j’étais alors adjoint au maire de Cergy en charge de l’urbanisme, des commerces et du développement commercial) pour amener les divers et principaux opérateurs privés à travailler ensemble. Pour qu’ils n’oublient pas, non plus, les petits commerces du centre commercial, ainsi que ceux qui sont immédiatement à l’extérieur. Ce fut fait.

 

Quatre : la complexité du dossier (250 millions d’euros d’investissement, rien que pour la partie privée) a laissé la part belle dans la gestion de ce dossier aux techniciens. Je ne m’en suis plus occupé à partir de mars 2006, le dossier devenant un dossier d’agglomération. Cela n’empêche pas quelques idées.

 

Les principes

 

Au vu de l’enjeu pour Cergy-Pontoise, et d'abord pour Cergy, il faut rechercher en permanence le plus large consensus politique sur ce sujet. Dans toutes les communes. Une délibération à un instant « t » n’est pas un quitus sur l’ensemble du dossier, compte tenu des « sujets à tiroirs » à traîter. Cela veut dire aussi trouver les moyens pour que les villes de Pontoise et Saint-Ouen-l’Aumône soient associées à cet ambition, et avec elles leurs acteurs économiques (commerces notamment…). Pontoise et Saint-Ouen-L’Aumône doivent donc bénéficier de la part de l’agglomération d’une action spécifique en rapport avec la taille et l’ancienneté de leurs centres. Chacune d’elles peut avoir un développement commercial qui ne soit pas en concurrence frontale avec le « Grand Centre », et leur permettre un essor original, adapté.

 

Il faut associer les représentants des commerces de TOUTES les communes de l’agglomération. La pédagogie et une action spécifique en faveur de chacun des centres commerciaux de proximité de l’agglomération est nécessaire (Osny, Jouy, Vauréal, Cergy et son quartier d’Axe Majeur Horloge…). Cela demande une ambition commerciale à négocier avec eux dès le début des mandats qui vont débuter en mars.

 

Cette ambition doit avoir une méthode : la concertation. Un supplément : la concertation. Un mot : concertation. Aux électeurs de dire quels hommes ils veulent pour que notre centre d’agglomération ne deviennent pas une friche commerciale, rongée par la concurrence alentour. Il y a urgence, il est minuit moins cinq !

 

A dimanche, si vous le voulez bien.


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Jeudi 21 février 2008
Vivre Cergy Autrement ! Il y a un « Autrement » de différence entre la liste de Dominique Lefebvre et celle de Régis Litzellmann : le premier revendique un Vivre Cergy lorsque le second propose Vivre Cergy Autrement !


Déjà tout un programme ce Vivre Cergy, Autrement ou pas : cela veut dire y vivre. Sans y passer la totalité de son existence puisque nous sommes nombreux à travailler à Paris, ou en région parisienne. Mais Vivre Cergy cela signifie surtout donner aux habitants de cette ville ainsi qu'à leurs familles tous les moyens dont ils ont besoin. Que Cergy (et Cergy-Pontoise) soit un pôle d’attraction qui se suffise au quotidien, hors de l’attraction de la planète Paris. C’était l’objectif des fondateurs de cette ville lorsqu’elle était encore « nouvelle ». C’est le cas aujourd’hui. Les deux programmes affichent des ambitions guère éloignées sur ce point-là.

 

Il y a des nuances, souvent dans la formulation. Allez dans le détail des programmes les chercher.

Comme sur l’urbanisation : « maîtrisée et harmonieuse » chez Régis Litzellmann. Une urbanisation pour répondre aux besoins de « logement, parce que c’est nécessaire pour que nos jeunes puissent rester à Cergy et y fonder un foyer », pour Dominique Lefebvre.

 

Alors ?

 

L’humain est mis en avant par Régis Litzellmann et la liste soutenue par le Modem, les Radicaux de Gauche, et le Collectif Citoyen 95. Une « vie meilleure et solidaire » chez Dominique Lefebvre, le PS, le PCF, ainsi que les divers Gauche. Avec des « engagements ».
 

Il y a une différence, toutefois, entre Dominique Lefebvre et Régis Litzellmann : le premier a montré comment il gère la ville depuis 12 ans qu’il est maire, lorsque le second est une promesse.

 

A demain, si vous le voulez bien.

PRECISION

Les mots ne doivent pas être source de maux. Ils sont faits pour mettre en relation, pour dialoguer, pour débattre, pour s’opposer le cas échéant, dire ce que l’on aime ou pas, qui l’on aime parfois, mais jamais pour menacer. Un commentaire désobligeant autant qu’ambigu à l’encontre d’un protagoniste de la campagne, publié sur ce blog mercredi à la mi-journée, m’a conduit à retirer les possibilités de commentaires.
Sans la possibilité de le suivre en permanence, il semble que maintenant que la ligne droite du vote est en ligne de mire, il semble donc, depuis hier, que je puisse m’exposer à des propos dont je ne voudrais pas avoir la responsabilité en temps que modérateur de ce blog.
Même si je dois chagriner les contributeurs (« contributeuses ») réguliers (es), je vous propose donc de m’adresser vos commentaires sur patricklemoinecergy@yahoo.fr , mon adresse politique sur Internet, pour que je les ramène vers ce site ensuite. Car la grande majorité, pour ne pas dire la totalité des propos lus est conforme aux principes élémentaires d’échanges entre adultes respectueux.

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Mardi 19 février 2008
Une des particularités de notre ville, c’est son étendue. Une des difficultés pour une équipe municipale, c’est donc de faire comprendre à toute la population qu’un sujet dans un quartier concerne d’abord ses habitants, certes, mais au delà tous les Cergyssois. Un exemple : lorsque l’on a remodelé le centre de la Bastide (qui se souvient de l'infâme parking souterrain ? ), c’était une priorité d’abord pour le bien être de ses habitants, mais au delà il y allait de l’intérêt de l’ensemble de la ville que ce quartier ne voit pas se dégrader les conditions de vie de ceux qui y ont leur logement. Ne serait-ce que parce que toute la ville se rend au marché ! Autre exemple : lorsque le quotidien du village est amélioré par un sens unique, c’est bien dans l’intérêt de tous les Cergyssois (et même des non-Cergyssois qui y passent). Le message n’est pas simple à faire passer, mais c’est une nécessité.

Autre thème : la question du besoin de logement n’est pas seulement une question posée aux habitants des Hauts de Cergy, où l’on construit plus qu’ailleurs. La façon d'y répondre est aussi une question posée à toute la ville.

Car un programme n'est pas une somme de programmes, dont chacun serait destiné à un quartier en particulier. En ce sens, les candidats proposent un programme qui, par une élection municipale, deviendra le programme accepté par une majorité d’électeurs de toute la ville.
Décliner par quartier une future action politique peut être un bon atout en terme de marketing politique, mais cette déclinaison serait à terme contre-productive par rapport à l’intérêt politique d’une gestion coordonnée de l’ensemble de la ville.

C’est bien pour cela qu’ont été lancés en leur temps les changements de nom des quartiers. J’y ai pris ma part, et je l’assume. Avec un regret : ne pas avoir associé davantage la population. Même s’il ne faut pas se faire d’illusion : rechercher un avis partagé par le plus grand nombre, hormis par un référendum, aurait été difficile. On apprend en marchant, pour ne pas répéter les erreurs. En écoutant la population, en essayant de l'associer le plus largement possible. 

Mais ces changements de nom avaient au moins une vocation pour les six grands quartiers de notre ville : faire accepter du Nord au Sud de Cergy, d’Est en Ouest, que les problèmes de tous les Cergyssois doivent être portés par tous. La solidarité entre les habitants d’une même ville est en soi un objectif politique !

A jeudi, si vous le voulez bien !


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Lundi 18 février 2008

Des élections. Municipale, certes, mais aussi cantonales, avec un « s » puisque Cergy comporte deux cantons renouvelables : l’un, au « Nord », regroupant Cergy et Osny, mais aussi Puiseux-Pontoise et Boissy-Aillerie ; et le « Sud », avec une partie de Cergy, Eragny-sur-Oise et Neuville-sur-Oise.

 

Ce sont les « scrutins oubliés », à tord, pour au moins deux raisons :

 

Je crois avoir dit ici combien le canton était un échelon important pour la représentation politique des territoires. Faut-il que les cantons soient regroupés au niveau des départements, ou des régions, c’est un autre débat. Je me répète : pour ma part je préférerai que les cantons de toute une région soient regroupés au sein d’un sénat régional (retrouvez ce point de vue détaillé le 22 janvier dernier) et que les champs d’action spécifiques des départements soient intégrés dans les prérogatives des régions, avec un seul exécutif pour gérer l’ensemble.

 

La seconde raison : pour l’heure, les élections cantonales conduisent à la constitution d’assemblées départementales où, en ce qui concerne le Val d’Oise, il faut bien constater que l’enjeu est l’alternance dans la gestion du Val d’Oise, depuis 40 ans entre les mains de la même majorité politique de Droite, étroite aujourd’hui avec seulement trois cantons d’avance. Ce qui témoigne d’une sociologie politique en profonde évolution. Puisque les cantons Cergyssois sont renouvelables, c’est dire que si leur représentation (Thierry Sibieude, UMP qui n’en porte pas le nom, sur le Nord ; et Dominique Gillot, PS, sur le Sud), restait en l’état, le rapport de force politique resterait probablement identique sur le département. Le changement de majorité départementale peut donc commencer à Cergy !

 

Ne pas oublier ces scrutins, c’est aussi mettre en avant un constat et un principe :

 

constat, ce mandat est important, pour représenter au « Nord »un canton très peuplé, divers avec ses communes rurbaines et une partie de la grande ville de Cergy ; et au « sud », un canton urbain.

 

Un principe : pour accomplir ce mandat il conviendrait qu’il soit rempli par des élus sans aucun autre mandat électif. Force est de constater que les principaux candidats challengers ou sortants ont déjà tous un mandat. Qu’il s’agisse d’Agnès Rouchette pour le PS, l’opposante à Thierry Sibieude ; comme Jean-Marie Chaussonnière, l’opposant à Dominique Gillot. Et conserveront tous probablement un second mandat à l’avenir, même s’ils deviennent conseillers généraux. Les partis politiques concernés en ont fait le choix, c’est un fait politique indéniable !

 

Ce n’est donc pas sur le critère du non-cumul des mandats que se fera le choix des électeurs. Est-ce que cela doit pousser à regarder vers d’autres partis simplement pour éviter le cumul des mandats, ou regarder ailleurs ? Certainement pas, mais on peut en retirer une leçon politique : la représentation politique des territoires devra passer à terme constitutionnellement par le partage des charges électives.

 

A demain, si vous le voulez bien !

 


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Vendredi 15 février 2008
Le ras le bol d’hier était d’actualité ! Je n’aurai pas la prétention de dire qu’il a pesé dans les décisions prises par le conseil d’administration du Stif, le Syndicat des Transports d'Ile-de-France, mais ce blog était dans le tempo !

Il a été entendu sur le principe d’un accord entre les élus présents au Stif, d'un côté, et la SNCF et la RATP, de l'autre, pour définir les moyens à mettre en oeuvre pour améliorer le service rendu aux usagers. C’était déjà le cas, mais relever le niveau d’exigence comme cela a été décidé, c’est améliorer le quotidien des usagers. Par un vote unanime, Jean-Paul Huchon, président (PS) du Stif et du conseil régional a en effet indiqué que « tout le monde a admis que les contrats passés amélioreraient beaucoup de choses en termes de qualité du service et d'offre de service ». A la clé, sept milliards d'investissement sur les 4 prochaines années 2008-2011, et la mise en place d'un service garanti minimum les jours de grève.

Entendu toujours sur la qualité du service rendu aux usagers : le nombre d'indicateurs qui permettront de juger ce service passera de 55 à 154. Et parmi les choses concrètes, la réparation « dans un délai de 48 heures » des ascenseurs et escalators, sauf pour des « pannes lourdes ». Lorsque le trafic perd les pédales, les voyageurs à bord seront informés dans un délai de trois minutes pour le métro et cinq pour le RER, puis à intervalle régulier jusqu'à la reprise du trajet.

Cela ne mange pas de pain, c’est un problème de communication, mais c’est important car c'est rageant d’être dans un train sans savoir à quelle sauce les retards vont nous manger !

En revanche, pas entendu sur la priorité à donner à notre ligne RER A. Celle-ci a déjà bénéficié, c’est vrai, de l’accroissement des dessertes pendant les heures creuses. Agnès Rouchette, comme conseillère régionale (PS), a pesé en ce sens lorsque la décision a été prise par le Stif. Mais en revanche, les RER B et D bénéficieront d’efforts de rattrapage dans les prochaines années.

Il n’est donc pas inutile de se faire entendre pour une amélioration des transports au quotidien. Se faire entendre des élus, certes, mais aussi de la SNCF : après tout, c’est elle qui assure le service.

 

A lundi, si vous le voulez bien, pour parler enfin du « scrutin oublié » !


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