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Lundi 18 février 2008

Des élections. Municipale, certes, mais aussi cantonales, avec un « s » puisque Cergy comporte deux cantons renouvelables : l’un, au « Nord », regroupant Cergy et Osny, mais aussi Puiseux-Pontoise et Boissy-Aillerie ; et le « Sud », avec une partie de Cergy, Eragny-sur-Oise et Neuville-sur-Oise.

 

Ce sont les « scrutins oubliés », à tord, pour au moins deux raisons :

 

Je crois avoir dit ici combien le canton était un échelon important pour la représentation politique des territoires. Faut-il que les cantons soient regroupés au niveau des départements, ou des régions, c’est un autre débat. Je me répète : pour ma part je préférerai que les cantons de toute une région soient regroupés au sein d’un sénat régional (retrouvez ce point de vue détaillé le 22 janvier dernier) et que les champs d’action spécifiques des départements soient intégrés dans les prérogatives des régions, avec un seul exécutif pour gérer l’ensemble.

 

La seconde raison : pour l’heure, les élections cantonales conduisent à la constitution d’assemblées départementales où, en ce qui concerne le Val d’Oise, il faut bien constater que l’enjeu est l’alternance dans la gestion du Val d’Oise, depuis 40 ans entre les mains de la même majorité politique de Droite, étroite aujourd’hui avec seulement trois cantons d’avance. Ce qui témoigne d’une sociologie politique en profonde évolution. Puisque les cantons Cergyssois sont renouvelables, c’est dire que si leur représentation (Thierry Sibieude, UMP qui n’en porte pas le nom, sur le Nord ; et Dominique Gillot, PS, sur le Sud), restait en l’état, le rapport de force politique resterait probablement identique sur le département. Le changement de majorité départementale peut donc commencer à Cergy !

 

Ne pas oublier ces scrutins, c’est aussi mettre en avant un constat et un principe :

 

constat, ce mandat est important, pour représenter au « Nord »un canton très peuplé, divers avec ses communes rurbaines et une partie de la grande ville de Cergy ; et au « sud », un canton urbain.

 

Un principe : pour accomplir ce mandat il conviendrait qu’il soit rempli par des élus sans aucun autre mandat électif. Force est de constater que les principaux candidats challengers ou sortants ont déjà tous un mandat. Qu’il s’agisse d’Agnès Rouchette pour le PS, l’opposante à Thierry Sibieude ; comme Jean-Marie Chaussonnière, l’opposant à Dominique Gillot. Et conserveront tous probablement un second mandat à l’avenir, même s’ils deviennent conseillers généraux. Les partis politiques concernés en ont fait le choix, c’est un fait politique indéniable !

 

Ce n’est donc pas sur le critère du non-cumul des mandats que se fera le choix des électeurs. Est-ce que cela doit pousser à regarder vers d’autres partis simplement pour éviter le cumul des mandats, ou regarder ailleurs ? Certainement pas, mais on peut en retirer une leçon politique : la représentation politique des territoires devra passer à terme constitutionnellement par le partage des charges électives.

 

A demain, si vous le voulez bien !

 


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Commentaires

Oui vous avez raison, une élection importante elle aussi. J'ai vu sur le blog de CERGY ENSEMBLE qu'ils en parlaient, c'est bien. Je tiens à souligner que le candidat SIBIEUDE s'il n'est pas élu Maire, il ne cumulera pas de mandat, ainsi que le candidat CHAUSSONNIERE mais la candidate ROUCHETTE même si elle n'est pas élue sur la liste du candidat LEFEBVRE elle est DEJA conseillère Régionale, elle postule à tous les postes ! Pour les autres candidats, ils sont déjà sur d'autres listes ... Moi aussi je suis contre les cumuls, par principe si nous voulons bien faire le travail pour lequel on est élu. D'autres vous dirons que l'on connait mieux les tenants et les aboutissants, alors que faire ?
Commentaire n°1 posté par Magalie le 19/02/2008 à 08h13
en cas de victoire sibieude = 2 mandats pour plusieurs année en cas de victoire chaussonière = 2 mandats pour plusieurs année en cas de défaite sibieude = 0 mandats pour plusieurs année en cas de défaite chaussonière = 0 mandats pour plusieurs année en cas de victoire Rouchette = 1 mandat + 1 mandat pour 2 ans en cas de défaite Rouchette = 1 mandat pour encore 2 ans. c'est juste la façon de présenter les choses. Moi ca ne me choque pas que Sibieude soit maire et conseiller général tout comme Rouchette soit conseillère général et régionale surtout que les régionales on revote dans deux ans et qu'elle a annoncé qu'elle ne se présenterai pas. je sens comme une chasse aux sorcières et un pincement au coeur du fait de pas être candidat quelque part dans ce post
Commentaire n°2 posté par soyons logique le 19/02/2008 à 13h51
Cher (e) lecteur (lectrice) anonyme " soyons logique ", Je ne m'interdis pas le débat d'idée, la preuve ! Pour autant je vis très, mais alors très bien, de ne plus avoir de perspective de mandat politique à un horizon mesurable. Vraiment très bien ! Mais si je suis précis sur les idées que je développe, j'ajouterai que mon engagement derrière Ségolène Royal, dès début 2006 (il n'était pas évident alors quelle soit la candidate du PS) était lié à la pratique politique que j'avais déjà eu l'occasion de rencontrer (tous bords politiques confondus) pendant mon mandat, et au cours de ma vie professionnelle. Sur plein de registres. Aussi, suis-je totalement d'accord avec elle sur le besoin d'une modernisation, de refondation de la pratique politique. Je pense que le refus du cumul des mandats est une nécessité, ne serait-ce que parce qu'il impose aux élus de conserver un emploi qui occupe une place significative dans leur vie. C'est vital à mes yeux pour conserver un simple partage de la vie de leurs concitoyens. D'ailleurs la très grande majorité des engagés dans la vie publique sont dans ce cas. Pour les prochains scrutins à Cergy il se trouve que ceux qui pourraient être élus conseillers généraux sont susceptibles d'avoir deux mandats (un mandat d'opposant est pour moi un mandat !). Pas de problème : aujourd'hui, c'est ainsi. Il n'empêche que sur le plan des principes je préférerai que cela ne soit pas le cas. C'est pour cela que j'écris "la représentation politique des territoires devra passer à terme constitutionnellement par le partage des charges électives". Constitutionnellement. Tout simplement, et sans amertume.
Commentaire n°3 posté par Lemoine Patrick le 19/02/2008 à 16h19
Si on souhaite que la politique retrouve toute sa valeur auprès des citoyens il faut absolument limiter d'une part le cumul des mandats mais aussi leur durée. Aujourd'hui les élus sont devenus des "professionnels" qui courent après les mandats. Il faut s'inspirer du modèle des pays d'europe du nord qui ont strictement limité ce cumul, c'est le seul moyen de donner leur chance à d'autres et en particulier aux jeunes , c'est le seul moyen de faire émerger des idées nouvelles, bref, d'inventer, de créer, d'expérimenter, d'agiter les neurones. C'est enfin le seul moyen d'associer réellement un maximum de citoyens à la vie de leur cité. C'est possible d'autres l'ont fait, il suffit d'un peu de courage et d'accepte de laisser sa place
Commentaire n°4 posté par anonyme le 20/02/2008 à 08h50

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