Partager l'article ! LUNDI Le "scrutin oublié": Des élections. Municipale, certes, mais aussi cantonales, avec un « s » puisque Cergy comporte deux cant ...
Des élections. Municipale, certes, mais aussi cantonales, avec un « s » puisque Cergy comporte deux cantons renouvelables : l’un, au « Nord », regroupant Cergy et Osny, mais aussi Puiseux-Pontoise et Boissy-Aillerie ; et le « Sud », avec une partie de Cergy, Eragny-sur-Oise et Neuville-sur-Oise.
Ce sont les « scrutins oubliés », à tord, pour au moins deux raisons :
Je crois avoir dit ici combien le canton était un échelon important pour la représentation politique des territoires. Faut-il que les cantons soient regroupés au niveau des départements, ou des régions, c’est un autre débat. Je me répète : pour ma part je préférerai que les cantons de toute une région soient regroupés au sein d’un sénat régional (retrouvez ce point de vue détaillé le 22 janvier dernier) et que les champs d’action spécifiques des départements soient intégrés dans les prérogatives des régions, avec un seul exécutif pour gérer l’ensemble.
La seconde raison : pour l’heure, les élections cantonales conduisent à la constitution d’assemblées départementales où, en ce qui concerne le Val d’Oise, il faut bien constater que l’enjeu est l’alternance dans la gestion du Val d’Oise, depuis 40 ans entre les mains de la même majorité politique de Droite, étroite aujourd’hui avec seulement trois cantons d’avance. Ce qui témoigne d’une sociologie politique en profonde évolution. Puisque les cantons Cergyssois sont renouvelables, c’est dire que si leur représentation (Thierry Sibieude, UMP qui n’en porte pas le nom, sur le Nord ; et Dominique Gillot, PS, sur le Sud), restait en l’état, le rapport de force politique resterait probablement identique sur le département. Le changement de majorité départementale peut donc commencer à Cergy !
Ne pas oublier ces scrutins, c’est aussi mettre en avant un constat et un principe :
constat, ce mandat est important, pour représenter au « Nord »un canton très peuplé, divers avec ses communes rurbaines et une partie de la grande ville de Cergy ; et au « sud », un canton urbain.
Un principe : pour accomplir ce mandat il conviendrait qu’il soit rempli par des élus sans aucun autre mandat électif. Force est de constater que les principaux candidats challengers ou sortants ont déjà tous un mandat. Qu’il s’agisse d’Agnès Rouchette pour le PS, l’opposante à Thierry Sibieude ; comme Jean-Marie Chaussonnière, l’opposant à Dominique Gillot. Et conserveront tous probablement un second mandat à l’avenir, même s’ils deviennent conseillers généraux. Les partis politiques concernés en ont fait le choix, c’est un fait politique indéniable !
Ce n’est donc pas sur le critère du non-cumul des mandats que se fera le choix des électeurs. Est-ce que cela doit pousser à regarder vers d’autres partis simplement pour éviter le cumul des mandats, ou regarder ailleurs ? Certainement pas, mais on peut en retirer une leçon politique : la représentation politique des territoires devra passer à terme constitutionnellement par le partage des charges électives.
A demain, si vous le voulez bien !
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