Partager l'article ! DIMANCHE Vous avez dit Vert ?: On peut être « vert de rage », de « peur », mais peut-on être Vert en politique. Oui dis ...
On peut être « vert de rage », de « peur », mais peut-on être Vert en politique. Oui disent nos amis engagés en écologie. Doit-on prendre " parti " pour autant pour elle ? Plus précisément : est-elle un parti ? Ou une partie d'un tout. Il y a une nuance, une subtilité qui ne doit (surtout) pas conduire à ignorer cette sensibilité. Sans René Dumont (premier candidat écologiste à une élection présidentielle), Marie-Christine Blandin (première présidente d’un exécutif important : la région Nord-Pas-deCalais), et beaucoup d’autres, les préoccupations écologiques n’auraient certainement pas été prises en compte au point de devenir un des deux ou trois sujets majeurs de la dernière élection présidentielle.
Le score des Verts y a d’ailleurs démontré combien il est difficile de faire plébisciter « in situ » les idées qui ont d'abord été défendues par eux. Dans un débat national, elles peuvent avoir été reprises par d’autres partis, aux assises politiques plus solides. Plus visibles, mieux identifiées comme force de gouvernement.
Avec un risque pour les Verts : lorsque l'on veut devenir une force de gouvernement, on se " banalise", en étant contraint d'avoir un avis sur beaucoup d'autres sujets. Et
l'on entre alors en " compétition " avec plus "gros que soi". Pas facile de rester un aiguillon, fut-il de pin !
Au plan local, les Verts ont la conviction que dans un scrutin local il leur est plus facile de se faire entendre car leurs propositions « collent » mieux au terrain. Ils peuvent le
croire. Tout dépend là encore de la reprise des thèmes écologistes par d’autres, ou, autre exemple, de leur engagement en faveur de la démocratie locale. Reconnaissons-leur une
originalité : leur engagement fort en faveur de l'intercommunalité de Cergy-Pontoise, chez eux plus que chez les autres listes.
Chacun verra midi à l’aune de sa tasse de thé (vert, bien entendu !). Lorsque l'on est vert de rage ou de peur on se colore en réaction; les Verts ont voulu nous
apprendre à devenir vert en actions pour la planète, en positif. Y sont-ils parvenus, ont-ils réussi la mue de leur couleur ? Seront-ils reconnus pour ce qu'ils sont, pour leur "offre
politique", disent les gens de marketing ? Ou leur score sera-t-il, une fois encore, l’illustration des forces et faiblesses des autres candidats ?
RDV le 9 mars au soir.
A demain, si vous le voulez bien.
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